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coach-ios/docs/polar-ble-runbook-mac.md
Sylvain Bettinelli 184c08a447 La séance part sur la Polar en Bluetooth, et refuse de partir mal formée
Contrainte posée aujourd'hui : coach → la montre, sans TrainingPeaks, sans
Polar Flow, sans Intervals.icu. Toutes les autres voies passent par un tiers ;
celle-ci est la seule qui reste, et elle était déjà prouvée en USB le 17/08.
Manquait le transport qui la rende utilisable — brancher la montre au Mac cinq
minutes avant de sortir n'est pas un usage.

`CoachPolarBLE` ne fait que transporter. Les octets viennent du serveur
(GET /api/plan/polar-target), produits par un encodeur verrouillé octet pour
octet contre des fichiers relus sur la montre. Rien n'est réencodé ici : le
faire perdrait la seule garantie que le firmware acceptera le fichier.

La chaîne SDK a été vérifiée sur les sources avant d'écrire une ligne, et elle
est entièrement publique — CBDeviceListenerImpl, search, openSessionDirect,
fetchGattClient(PSFTP_SERVICE), waitPsFtpReady, write(header:data:). Ni fork,
ni symbole interne.

Le morceau qui compte vraiment est ailleurs. `PolarPftpStep` est séparé du
plugin et n'importe que Foundation, pour être exécuté sur Linux : il porte
l'en-tête PbPFtpOperation et les deux règles qui décident si une requête part.
Le 17/08, un PUT de 174 octets vers un chemin terminé par « / » a bloqué la
montre — écran noir, appui long sur OK pour la récupérer. Le firmware ne refuse
pas, il s'effondre, et le Bluetooth utilise le même protocole. Ces règles ne
peuvent donc pas être vérifiées « à la relecture » : 12 tests les exécutent,
dont celui qui interdit de reporter ici le cadrage série [0x05, taille, taille]
de la version USB — en BLE c'est le SDK qui cadre, l'ajouter produirait
précisément une requête malformée.

L'en-tête produit par Swift a été comparé à celui de polar_ftp.py sur trois
chemins, dont un de 205 caractères pour le varint sur deux octets : mêmes
octets. 69 tests au vert sur tests-linux.

Un mode dryRun construit et décrit chaque requête sans rien émettre — le
--dry-run qui manquait le jour du plantage. Le runbook Mac dit de s'en servir au
premier essai, et liste les trois inconnues qui ne se lèveront que montre en
main, la première étant : la V3 accepte-t-elle une connexion BLE tierce pendant
qu'elle est appairée à Flow ?

Co-Authored-By: Claude Opus 5 (1M context) <noreply@anthropic.com>
2026-08-31 07:06:53 +00:00

4.5 KiB

Écrire la séance sur la Polar en Bluetooth — ce qui reste à faire sur le Mac

Le code est écrit et poussé. Ce qui suit ne peut se faire que sur le Mac mini, Xcode ouvert, montre à portée. À lire en entier avant le premier envoi : la première tentative est celle qui peut bloquer la montre.

Pourquoi ce chemin, et pas un autre

Contrainte posée le 2026-08-31 : coach → la montre, sans intermédiaire. Pas de TrainingPeaks, pas de Polar Flow, pas d'Intervals.icu. Ça élimine toutes les autres voies, qui passent toutes par un tiers. Reste l'écriture directe du fichier d'objectif sur la montre par PFTP — prouvée sur la Vantage V3 le 2026-08-17, en USB. Le Bluetooth est ce qui la rend utilisable.

Le détail de ce qui a été mesuré sur la montre est dans le dépôt coach_sportif, tools/polar/README.md. Il fait foi.

1. Ajouter le SDK Polar au projet

⚠️ Pas dans ios/App/CapApp-SPM/Package.swift : ce fichier porte « DO NOT MODIFY — managed by Capacitor CLI » et sera réécrit. Ajouter le paquet au .xcodeproj :

Xcode → File → Add Package Dependencies…
https://github.com/polarofficial/polar-ble-sdk
→ produit « PolarBleSdk », cible « App »

Tant que le paquet n'est pas là, CoachPolarBLE.isAvailable() répond {available: false, reason: "PolarBleSdk absent de la cible"} — le fichier compile quand même, tout le code radio est derrière #if canImport(PolarBleSdk).

2. Target Membership

Deux fichiers, cible App :

  • ios/App/App/CoachPolarBLE.swift — le plugin
  • ios/App/App/PolarPftpStep.swift — les garde-fous et l'en-tête PFTP

Le second n'importe que Foundation : il est aussi lié dans tests-linux/Sources/CoachModel/ et couvert par 12 tests qui tournent sur Linux (./tests-linux/run.sh).

3. Permission Bluetooth

NSBluetoothAlwaysUsageDescription est déjà dans Info.plist, en français. iOS demandera l'autorisation au premier scan.

4. Le premier envoi — en dryRun, toujours

Depuis la console Safari attachée à la WebView :

const r = await fetch('/api/plan/polar-target?date=2026-08-31&hour=18')
const plan = await r.json()
await window.Capacitor.Plugins.CoachPolarBLE.send({ ...plan, dryRun: true })

Attendu :

{ sent: false, dryRun: true, log: [
    "mkdir /U/0/20260831/TST/ (0 o)",
    "mkdir /U/0/20260831/TST/180000/ (0 o)",
    "put   /U/0/20260831/TST/180000/TST.BPB (240 o)",
    "put   /U/0/20260831/TST/180000/ID.BPB (51 o)" ] }

Lire ce journal avant d'ôter dryRun. Un mkdir avec des octets, ou un put vers un chemin terminé par « / », est la requête exacte qui a bloqué la montre le 2026-08-17 — le plugin la refuse, mais la voir refusée vaut mieux que de la découvrir en radio.

5. L'envoi réel

Retirer dryRun. Fermer l'app Polar Flow d'abord : le canal BLE ne se partage pas, et une synchro Flow en cours empêchera la connexion.

En cas d'échec, le message distingue les cas — montre introuvable, PsFTP muet, requête refusée. Ce ne sont pas les mêmes causes.

Ce qui reste inconnu, et ne se lèvera qu'ici

  1. La V3 accepte-t-elle une connexion BLE tierce alors qu'elle est appairée à l'app Flow ? Jamais testé. C'est le risque principal.
  2. Le filtrage de la montre se fait sur « expose le service PsFTP (FEEE) », pas sur le nom : ce que la V3 met dans son advertisement n'a pas été observé, et s'appuyer dessus aurait été une supposition. À resserrer une fois vu. Un capteur H10 s'écarte de lui-même, il ne porte pas PsFTP.
  3. Le firmware plante sur requête malformée. Les garde-fous couvrent les formes connues ; ils ne prouvent pas qu'il n'en existe pas d'autres.

Si la montre se bloque

Logo Polar puis écran noir. Appui long sur OK, 10-15 s. À défaut, BACK + DOWN pendant 10 s. En dernier recours, réinitialisation d'usine par FlowSync — les données déjà synchronisées dans Flow sont préservées.

Après l'envoi

L'objectif est éphémère : une synchro Flow supprime ce qui est déposé à une date qu'elle ignore (mesuré). C'est pour ça que l'envoi se fait juste avant de sortir, et c'est pour ça que le Bluetooth était la condition — brancher la montre au Mac cinq minutes avant de courir n'était pas un usage.

⚠️ Les cibles écrites sont des numéros de zone, pas des battements : la montre les exécute selon les zones réglées dans Flow. Vérifiées alignées le 2026-08-17, à 1 bpm près sur la frontière Z2/Z3. La réponse du serveur porte les bornes de current_zones() pour ce contrôle — les afficher avant l'envoi.