Les traces le disent en clair : le SDK tentait de discuter avec l'Apple Watch.
API MISUSE: <CBPeripheral … name = Apple Watch de Sylvain,
state = disconnected> can only accept commands while in the connected state
Sans `scanPreFilter`, le listener remonte TOUS les appareils BLE alentour — 43
mesurés ce matin. Le code ouvrait une session sur chacun à tour de rôle pour lui
demander s'il portait PsFTP, avec 12 s d'échéance par appareil. D'où l'envoi qui
tournait sans fin, et ces erreurs sur un appareil qui n'a rien à voir.
Le SDK officiel pose exactement ce filtre — `deviceFilter` dans
`PolarBleApiImpl` — et je ne l'avais pas repris. Le voilà : `polarDeviceId` non
vide, avec un repli sur le nom quand l'identifiant n'est pas encore décodé au
moment du filtrage.
C'est le pendant de la découverte précédente : le manager lazy empêchait de
voir quoi que ce soit, et une fois réveillé, l'absence de filtre faisait tout
voir. Les deux se cachaient l'un l'autre.
Co-Authored-By: Claude Opus 5 (1M context) <noreply@anthropic.com>
9.5 KiB
Écrire la séance sur la Polar en Bluetooth — ce qui reste à faire sur le Mac
Le code est écrit et poussé. Ce qui suit ne peut se faire que sur le Mac mini, Xcode ouvert, montre à portée. À lire en entier avant le premier envoi : la première tentative est celle qui peut bloquer la montre.
Pourquoi ce chemin, et pas un autre
Contrainte posée le 2026-08-31 : coach → la montre, sans intermédiaire.
Pas de TrainingPeaks, pas de Polar Flow, pas d'Intervals.icu. Ça élimine toutes
les autres voies, qui passent toutes par un tiers. Reste l'écriture directe du
fichier d'objectif sur la montre par PFTP — prouvée sur la Vantage V3 le
2026-08-17, en USB. Le Bluetooth est ce qui la rend utilisable.
Le détail de ce qui a été mesuré sur la montre est dans le dépôt coach_sportif,
tools/polar/README.md. Il fait foi.
1. Ajouter le SDK Polar au projet
⚠️ Pas dans ios/App/CapApp-SPM/Package.swift : ce fichier porte
« DO NOT MODIFY — managed by Capacitor CLI » et sera réécrit. Ajouter le paquet
au .xcodeproj :
Xcode → File → Add Package Dependencies…
https://github.com/polarofficial/polar-ble-sdk
→ produit « PolarBleSdk », cible « App »
Tant que le paquet n'est pas là, CoachPolarBLE.isAvailable() répond
{available: false, reason: "PolarBleSdk absent de la cible"} — le fichier
compile quand même, tout le code radio est derrière #if canImport(PolarBleSdk).
2. Target Membership
Deux fichiers, cible App :
ios/App/App/CoachPolarBLE.swift— le pluginios/App/App/PolarPftpStep.swift— les garde-fous et l'en-tête PFTP
Le second n'importe que Foundation : il est aussi lié dans
tests-linux/Sources/CoachModel/ et couvert par 12 tests qui tournent sur
Linux (./tests-linux/run.sh).
3. Permission Bluetooth
NSBluetoothAlwaysUsageDescription est dans Info.plist, en français.
⚠️ La clé ne suffit pas à déclencher la demande. iOS ne sollicite
l'autorisation qu'à la création d'un CBCentralManager. Or
CBDeviceListenerImpl.search() commence par
monitorBleState().filter { $0 == .poweredOn } : sans manager, cet état
n'arrive jamais, le flux n'émet rien, le scan ne démarre pas — et le timeout
conclut « aucun appareil ». Mesuré le 31/08 : 30 s de scan, aucune alerte, et
« Bluetooth » absent de Réglages → coach (seuls Position, Caméra, Mouvement,
Actualisation, Données cellulaires y figuraient).
C'est pourquoi PolarPsFtpWriter commence par une SondeBluetooth : elle crée
le manager, attend son premier état, et traduit ce qu'il dit — autorisation
refusée, Bluetooth éteint, matériel absent. Au premier lancement après ce
correctif, iOS affichera l'alerte d'autorisation : l'accepter.
4. Le premier envoi — en dryRun, toujours
Depuis la console Safari attachée à la WebView :
const r = await fetch('/api/plan/polar-target?date=2026-08-31&hour=18')
const plan = await r.json()
await window.Capacitor.Plugins.CoachPolarBLE.send({ ...plan, dryRun: true })
Attendu :
{ sent: false, dryRun: true, log: [
"mkdir /U/0/20260831/TST/ (0 o)",
"mkdir /U/0/20260831/TST/180000/ (0 o)",
"put /U/0/20260831/TST/180000/TST.BPB (240 o)",
"put /U/0/20260831/TST/180000/ID.BPB (51 o)" ] }
Lire ce journal avant d'ôter dryRun. Un mkdir avec des octets, ou un
put vers un chemin terminé par « / », est la requête exacte qui a bloqué la
montre le 2026-08-17 — le plugin la refuse, mais la voir refusée vaut mieux que
de la découvrir en radio.
5. L'envoi réel
Retirer dryRun. Fermer l'app Polar Flow d'abord : le canal BLE ne se
partage pas, et une synchro Flow en cours empêchera la connexion.
En cas d'échec, le message distingue trois causes opposées — la distinction a été ajoutée le 31/08 après un premier essai où un message unique ne permettait pas de conclure :
| Message | Cause probable | Geste |
|---|---|---|
| « aucun appareil Bluetooth détecté » | Bluetooth éteint, autorisation refusée à coach, montre hors de portée | Réglages → coach → Bluetooth |
| « N appareil(s) vu(s), M portant PsFTP mais sans réponse » | canal déjà occupé | fermer complètement Polar Flow |
| « N appareil(s) vu(s), aucun n'expose PsFTP » | la V3 n'annonce pas le service tant qu'elle est appairée à Flow | c'est l'inconnue de fond |
⚠️ Le scan se fait par fenêtres successives de 4 s jusqu'au timeout, et non
en une passe : CoreBluetooth peut n'être pas encore poweredOn au premier
appel, et une fenêtre unique conclurait à tort qu'aucun appareil n'existe.
L'heure de l'objectif — ce qu'on sait, et ce qu'on ne sait pas
Un objectif est rangé sous /U/0/<AAAAMMJJ>/TST/<HHMMSS>/, et le start_time
écrit dans le fichier doit concorder avec ce dossier : c'est le couple qui situe
la séance dans la journée. build_session.py --hour et le paramètre hour des
routes produisent les deux ensemble, il n'y a donc rien à accorder à la main.
⚠️ En revanche, on ignore si la montre conditionne l'affichage à cette heure. Propose-t-elle l'objectif toute la journée, ou seulement à son approche ? Le test du 2026-08-17 ne l'a pas mesuré. À observer au premier envoi réussi : écrire un objectif daté 18 h et regarder s'il apparaît immédiatement.
- S'il apparaît tout de suite → l'heure n'est qu'une étiquette, en fixer une par défaut suffit.
- S'il n'apparaît qu'à l'approche → il faut écrire à l'heure du départ. Sans conséquence pratique : l'envoi se fait de toute façon juste avant de sortir.
🔴 Où ça bloque au 31/08 : le scan du SDK ne démarre pas
Mesuré, pas supposé : 43 appareils vus par un scan CoreBluetooth nu, 0 remonté par le SDK Polar. La radio, l'autorisation et la montre sont donc hors de cause — le problème est dans notre usage du SDK.
Ce qui a été écarté sur les sources, pour ne pas le refaire :
servicesToScanForànil: c'est aussi ce que faitPolarBleApiImpl.scanPreFilterànil: accepte les appareils. La condition estif self.session(peripheral) == nil, let filter = self.scanPreFilter— sans filtre, leif letéchoue et le rejet est sauté.addClient()suffit à lancer le scan :scanningNeeded()rend vrai dès queclientCount != 0, aucune action « admin » n'est requise.
CAUSE RACINE TROUVÉE — confirmée par l'instrumentation : le publisher de
search() n'émettait rien du tout, ni valeur, ni complétion, ni erreur.
CBDeviceListenerImpl.manager est une lazy var : le CBCentralManager
n'existe qu'au premier accès.
fileprivate lazy var manager: SDKCBCentralManager = { … }()
Or search() commence par monitorBleState().filter { $0 == .poweredOn }, et
monitorBleState() se contente de rendre bleStateSubject — il ne touche
jamais manager. Les seuls accès du chemin de recherche
(retrieveConnectedPeripherals, retrievePeripherals) sont à l'intérieur du
flatMap, donc après le filtre. Le manager n'était donc jamais instancié,
centralManagerDidUpdateState jamais appelé, le sujet jamais alimenté : le
filtre bloquait pour toujours.
Deuxième cause, découverte juste après : sans scanPreFilter, le listener
remonte tous les appareils BLE alentour — 43 mesurés. Le code ouvrait alors
une session sur chacun à tour de rôle, dont l'Apple Watch
(API MISUSE: … name = Apple Watch de Sylvain … can only accept commands while in the connected state), à 12 s d'échéance chacun : l'envoi paraissait ne
jamais finir. Le SDK officiel pose ce filtre (deviceFilter dans
PolarBleApiImpl) ; ne pas le poser était l'omission.
Correctif : appeler listener.blePowered() — return manager.state == .poweredOn, le seul accès public exécuté immédiatement — après s'être
abonné à search(). L'ordre est critique : si bleStateSubject est un
PassthroughSubject, un état émis avant l'abonnement serait perdu et on
retomberait sur le même silence.
Ce qui reste inconnu, et ne se lèvera qu'ici
- La V3 accepte-t-elle une connexion BLE tierce alors qu'elle est appairée à l'app Flow ? Toujours pas testé — on n'a pas encore atteint la montre.
- Le filtrage de la montre se fait sur « expose le service PsFTP (FEEE) », pas sur le nom : ce que la V3 met dans son advertisement n'a pas été observé, et s'appuyer dessus aurait été une supposition. À resserrer une fois vu. Un capteur H10 s'écarte de lui-même, il ne porte pas PsFTP.
- Le firmware plante sur requête malformée. Les garde-fous couvrent les formes connues ; ils ne prouvent pas qu'il n'en existe pas d'autres.
Si la montre se bloque
Logo Polar puis écran noir. Appui long sur OK, 10-15 s. À défaut, BACK + DOWN pendant 10 s. En dernier recours, réinitialisation d'usine par FlowSync — les données déjà synchronisées dans Flow sont préservées.
Après l'envoi
L'objectif est éphémère : une synchro Flow supprime ce qui est déposé à une date qu'elle ignore (mesuré). C'est pour ça que l'envoi se fait juste avant de sortir, et c'est pour ça que le Bluetooth était la condition — brancher la montre au Mac cinq minutes avant de courir n'était pas un usage.
⚠️ Les cibles écrites sont des numéros de zone, pas des battements : la
montre les exécute selon les zones réglées dans Flow. Vérifiées alignées le
2026-08-17, à 1 bpm près sur la frontière Z2/Z3. La réponse du serveur porte les
bornes de current_zones() pour ce contrôle — les afficher avant l'envoi.